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Ce que les gens décrivent quand ils appellent

Presque personne ne commence par dire qu'on lui a jeté le mauvais œil. On commence par un fait précis : une promotion annoncée en réunion puis retirée deux semaines plus tard, un permis obtenu et une voiture accidentée le mois suivant, un logement trouvé et un dossier refusé la veille de la signature.

Le point commun de ces récits n'est pas le malheur en lui-même, c'est son moment. Ce qui frappe la personne qui appelle, c'est que la série démarre juste après quelque chose qui a bien marché, et surtout juste après que cela a été vu et raconté.

Les signes qui reviennent le plus souvent

En reprenant les appels reçus sur ce sujet, la même liste ressort. Aucun de ces signes ne veut dire quoi que ce soit tout seul ; c'est leur accumulation sur un temps court qui fait qu'un jour on décroche son téléphone.

  • Une série qui démarre juste après une réussite annoncée : un emploi, un logement, un mariage, une naissance, un achat visible.
  • Des objets qui cassent coup sur coup, souvent des objets du quotidien, parfois ceux auxquels on tient, alors qu'ils n'ont pas bougé de place depuis des années.
  • Le sommeil qui s'en va : on s'endort normalement puis on se réveille à peu près à la même heure chaque nuit, sans cauchemar et sans parvenir à se rendormir.
  • Une lourdeur en entrant quelque part — une pièce, un bureau, la maison d'un proche — qui tombe d'un coup et repart en sortant.
  • Une fatigue qui ne cède ni au repos ni aux vacances, et dont le médecin ne trouve pas la cause.
  • Des projets qui s'arrêtent toujours à la dernière étape et jamais au début : le dossier accepté puis bloqué, le client d'accord puis injoignable.
  • Une irritabilité inhabituelle à la maison, des disputes qui repartent toujours dans la même pièce et sur le même sujet.
  • Le sentiment d'être suivi du regard, ou de repenser sans arrêt à une personne précise depuis une conversation pourtant banale.

On remarquera qu'aucun de ces signes n'est spectaculaire. Les récits de mauvais œil sont faits de petites choses répétées, et c'est précisément pour cela qu'ils sont si difficiles à raconter à son entourage sans avoir l'air d'exagérer.

D'où vient cette notion

L'idée qu'un regard puisse porter atteinte à ce qu'il admire est l'une des croyances les plus répandues au monde. On la retrouve en Afrique de l'Ouest, au Maghreb, dans tout le pourtour méditerranéen, en Grèce, en Turquie, en Italie du Sud, en Espagne et au Portugal, ainsi qu'en Inde et dans une grande partie du Moyen-Orient.

Les formes varient, l'idée reste la même : ce qui est exposé sans précaution attire l'attention, et une part de cette attention n'est pas bienveillante. De là viennent les objets que l'on porte — la main de Fatma, le nazar bleu, la petite corne italienne, un verset cousu dans un vêtement — et les formules que l'on prononce en félicitant quelqu'un pour ne pas appuyer sur sa chance.

Il faut être clair sur le statut de tout cela : il s'agit d'une croyance ancienne et très largement partagée, pas d'un mécanisme démontré. Ce qui est en revanche observable, ce sont les faits que les gens rapportent et l'ordre dans lequel ils se sont produits. C'est de là que part l'échange, et de nulle part ailleurs.

Ce qu'il faut écarter avant tout le reste

Une bonne partie des signes de la liste a des explications ordinaires qu'il serait absurde de ne pas examiner en premier. Marabout Djibril le fait systématiquement lors du premier échange, et il arrive qu'un appel se termine sans qu'aucun travail ne soit proposé, parce qu'une explication simple suffisait.

  1. Le sommeil. Un réveil à heure fixe, une fatigue qui s'installe : cela évoque d'abord un stress prolongé, une apnée du sommeil, une thyroïde, une carence, un traitement en cours. C'est à un médecin de le dire, pas à un marabout.
  2. Les objets qui cassent. Une chaudière, un lave-linge et une voiture achetés la même année tombent en panne à peu près la même année. Un déménagement récent, des travaux, une coupure de courant expliquent souvent une série entière.
  3. La lourdeur ressentie dans une pièce. Un local mal aéré, un appareil à gaz mal réglé, l'absence de détecteur de monoxyde, un conflit non dit entre les personnes présentes : tout cela se vérifie avant toute autre lecture.
  4. La série d'échecs professionnels. Un secteur en difficulté, un dossier incomplet, un CV qui ne passe pas les filtres automatiques : cela se corrige avec des moyens ordinaires, et il vaut mieux commencer par là.
  5. L'attention sélective. Dès que l'on se met à guetter les signes, on en trouve. On retient les trois pannes du mois et on oublie les vingt-huit jours où rien ne s'est produit.

Ce tri n'est pas une manière de minimiser ce que vous vivez, c'est le contraire. Quand toutes les explications ordinaires ont été passées en revue et qu'il reste quelque chose, ce reste devient net. On sait alors sur quoi on travaille, au lieu de travailler sur une impression.

Ce qu'il est utile de noter avant d'appeler

Un appel utile commence par des faits datés. Prenez une feuille et écrivez sans interpréter : la date à laquelle la série a commencé, ce qui avait été annoncé juste avant et devant qui, puis chaque fait marquant avec sa date.

Ajoutez ce qui a déjà été écarté par un médecin, un artisan ou un assureur. Cela évite de repartir de zéro et rend le premier échange nettement plus court et plus précis.

Un signe isolé ne dit rien. C'est la date à laquelle la série a commencé qui parle.

En parler

Les consultations se font entièrement à distance, par téléphone et sur WhatsApp, partout en France, de jour comme de nuit, en français comme en anglais. Vous racontez ce que vous avez observé, y compris ce dont vous n'êtes pas certain, et le premier objet de l'échange est de savoir si cela relève d'autre chose qu'une explication ordinaire.

Quand ce n'est pas le cas, cela vous est dit franchement. Quand cela l'est, la nature du mal et son origine sont établies avant qu'un travail ne soit proposé, et le tarif vous est annoncé avant que quoi que ce soit ne commence.

Votre situation mérite d'être écoutée en entier

Marabout Djibril répond lui-même, 24h/24 et 7j/7, par téléphone et sur WhatsApp. Le premier échange sert à comprendre, pas à décider à votre place.

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