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Ce que l'on croit devoir préparer, et ce qui sert vraiment

La plupart des gens cherchent d'abord le terme juste. Envoûtement, mauvais œil, blocage, malédiction : tant qu'ils n'ont pas choisi, ils remettent l'appel au lendemain, comme s'il fallait présenter sa demande dans la bonne catégorie pour avoir le droit de la poser.

Choisir ce mot n'est pas votre travail, c'est celui de l'échange. Une personne qui arrive avec le vocabulaire déjà arrêté oriente d'ailleurs la lecture, parfois dans la mauvaise direction. Ce qui manque le plus souvent à un récit n'est pas le vocabulaire, c'est l'ordre.

L'ordre des faits en dit plus que les faits eux-mêmes

Deux personnes peuvent raconter exactement les mêmes événements sans décrire la même situation. Ce qui les sépare, c'est ce qui est venu en premier. Une brouille de famille survenue avant la perte d'un emploi ne se lit pas du tout comme la même brouille survenue trois mois après.

C'est pourquoi la première question posée porte presque toujours sur une date plutôt que sur une impression. Une date approximative suffit largement : fin mars, après l'été, le mois du déménagement. Personne n'attend de vous un agenda tenu au jour près.

Le bon point de départ n'est pas le moment où vous avez compris qu'il se passait quelque chose, mais celui où tout allait encore normalement. Entre les deux se trouve la période qui intéresse réellement l'échange, et elle est souvent plus longue qu'on ne le croit.

Ce qu'il est utile d'avoir sous la main

  • La période à laquelle vous situez le basculement, et ce qui, juste avant, fonctionnait encore.
  • Les prénoms des personnes concernées et leur lien avec vous : conjoint, ancien conjoint, associé, belle-famille, voisin. Les prénoms suffisent.
  • Ce qui a déjà changé une fois puis est revenu à l'identique : une réconciliation qui a tenu trois semaines, une embauche annulée la veille, une rentrée d'argent aussitôt repartie. Ces allers-retours sont les plus parlants de tous.
  • Ce qui a été touché en premier, puis ensuite : le couple avant le travail, ou l'inverse. C'est l'ordre qui compte ici, pas la liste.
  • Ce que vous avez déjà tenté ailleurs, y compris auprès d'une autre personne du même métier, et ce qui en est ressorti.
  • Un numéro où l'on peut vous rappeler, et un créneau où vous pouvez parler sans être interrompu.

Une demi-page écrite à la main fait l'affaire. L'intérêt n'est pas le document mais l'exercice : en remettant les événements bout à bout, on s'aperçoit très souvent que le premier signe est bien plus ancien que celui dont on comptait parler.

Les trois choses qu'il vaut mieux ne pas préparer

Elles sont préparées avec les meilleures intentions, et elles rendent pourtant l'échange moins précis.

  1. Un diagnostic. Arriver avec la conclusion déjà posée, en n'appelant que pour l'entendre confirmer, transforme l'écoute en vérification. Un cas lu quelque part et qui ressemble au vôtre n'est pas votre cas.
  2. Le nom d'un coupable. Il vient presque toujours à l'esprit, et il se trompe plus souvent qu'il ne vise juste. Dites que vous avez quelqu'un en tête et dites pourquoi, mais ne bâtissez pas tout le récit autour de cette personne.
  3. Un texte appris. Un récit récité saute exactement ce qui compte : le détail jugé secondaire, la parenthèse, la phrase ajoutée à la fin en précisant que cela n'a sûrement aucun rapport. C'est très souvent là que se trouve l'élément décisif.

Pour la même raison, ne triez pas à l'avance entre ce qui vous paraît crédible et ce qui ne l'est pas. Un rêve qui revient, une odeur dans une pièce, une date qui tombe deux fois : dites-le tel quel, le tri se fait pendant l'échange et pas avant.

Ce que ce premier appel est, et ce qu'il n'est pas

Ce n'est pas le début d'un travail. C'est un échange où vous racontez, où l'on vous pose des questions, et à l'issue duquel il vous est dit ce qui peut être entrepris et ce qui ne le peut pas. Il arrive qu'un appel se termine sans qu'aucun travail ne soit proposé, parce qu'une explication ordinaire suffit à rendre compte de la situation.

Ce n'est pas non plus un examen. Vous n'avez rien à démontrer, rien à convaincre, et aucune raison de vous excuser d'appeler pour une histoire qui vous semble petite ou trop ancienne. Si un travail est envisagé, son tarif vous est annoncé avant qu'il ne commence, jamais une fois engagé.

Racontez les choses dans l'ordre où elles sont arrivées, pas dans l'ordre où elles font mal. Ce n'est jamais le même récit.

Marabout Djibril

Appeler à trois heures du matin ne dérange pas

Le 07 80 18 90 95 répond 24h/24 et 7 jours sur 7, par téléphone comme sur WhatsApp, depuis n'importe où en France. Ce n'est pas une formule d'affichage : une part importante des appels arrive tard, quand la maison est enfin calme et que la question qui tourne depuis trois jours empêche de dormir.

Choisissez donc l'heure où vous pourrez parler tranquillement plutôt que l'heure qui vous paraît convenable. Si vous préférez écrire d'abord, parce que vous n'êtes pas seul ou parce que les mots viennent mieux au clavier, WhatsApp sert exactement à cela. L'échange se tient en français comme en anglais, selon la langue dans laquelle vous vous exprimez le plus librement.

Et ce qui se dit pendant cet appel ne sort pas de l'appel. C'est vrai des personnes que vous nommez comme de ce que vous racontez de vous.

Votre situation mérite d'être écoutée en entier

Marabout Djibril répond lui-même, 24h/24 et 7j/7, par téléphone et sur WhatsApp. Le premier échange sert à comprendre, pas à décider à votre place.

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